Le vieux tripot


Paroles et musique :

Bernard LAVERNHE

 

 

 

 
 

 

 

Quel étrange et triste décor.
Partout des poubelles et des rats.
Quel sale temps, il tombe des cordes.
Je suis fatigué et en rade.

Parfois je regarde ma vie.
Ce qui m’a détruit, m’a vidé.
Le temps du bonheur et des filles
J’aimerais le refaire défiler.

Refrain:
Mais le monde…
Mais ce monde... est un vieux tripot !
Et ça triche ! Et ça ment !
Pour rafler la mise…Oh!..Oui ! 
Je manque de cran !

Faut dire ouai ! J’ai bu quelques coups,
Et juste un peu trop levé le coude.
Des canons, j’compte pas mais  j’en prends !
Je n’essaye même plus de comprendre.

Et mon  pas du genre oscillant
Me ramène chez moi en silence.
Je me sens sans dessus dessous.
Vers la nuit je glisse en pente douce.

Refain

Pas un chat, personne dans les rues.
L’ambiance est plutôt glauque et rude
Peut-être vais-je croiser un perdreau,
A c’t’heure là y plus qu’eux qui rodent.

J’en ai rien à foutre d’un boulot,
Moi ce que je veux  retrouver,
C’est une fille, asperge ou boulotte,
Qui m’laisserait sa porte entrouverte.

Refain

Mais la vie m’a bien évincé,
Et si j’cherche toujours une princesse,
Elles sont pas nombreuses les soirées
Ou je livre amour et caresses. 

Y’en a qui se la jouent « intello ! »
Moi j’me cute devant ma téloche:
Pas envie de jouer les cabots
Je préfère m’vider la caboche.

Refain

Car j’peux pas d’un coup de clairon,
Crier dans ma vie y a personne.
Sur mes manques, j’ai mis un bâillon,
Mais sans cesse ma tête bouillonne.

Je m’souviens pourtant des calins,
Que m’donnait ma douce féline.
De son rire, sa voix cristalline,
Aujourd’hui je suis orphelin.

Refain

Et quand j’pense à ce qui m’attend,
Je sors mon whisky, mes boutanches.
Je ne veux plus être conscient,
Jamais je n’aurai de revanche.

Et au lieu de tourner sans but,
Je préfère la grande culbute.
Je vous laisse, je quitte la revue !
Vos magouilles m’oppressent,  me révulsent!

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dimanche 10 février 2013