Je bois

 

Jacques Brunet

 

 

 

 
 

 

 

Je bois aux femmes qui harlequinent
Le mal de l’âme en Roch Voisine
Un toast au syndrome du nouvel âge
Ce nouveau royaume sur de vieux visages
A l’ère du vide qui se taille une place
A la voix qui guide la bêtise des masses

 

Je bois aux panses des misérables
Qui paient la danse sur la table
Un verre à la santé de ceux qui n’ont rien
D’autre que la télé comme unique refrain
Aux serments d’amour des adultères
Aux jamais toujours des célibataires

 

Je bois à l’hiver qui se réchauffe
Aux parlementaires qui jurent qu’on est sauf
Chin chin les vivants qui restent
Qui passent le temps, qui passent le test
J’ai mal à la soif pour ceux qui s’arrangent
Se fardent et se coiffent pour le libre échange.

 

Je bois au présent passé
Aux cycles qui recommencent
Aux révolution manquées
Aux chef qui les devancent
Dow Jones et le vice
Aux représentant du Christ
Et aux ventes des artistes

 C’n’est pas pour vous choquer
Je bois pour oublier !

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samedi 09 février 2013